Jeroen Verhoeven, The Curious Image

Jeroen Verhoeven, The Curious Image

Le travail du designer hollandais Jeroen Verhoeven allie le fantastique avec le pratique, la fonction et la forme sont alors transformées en récit mystique, où l’impression d’être léger comme une plume devient des objets que nous pouvons voir, toucher et surtout utiliser dans notre vie de tous les jours.

“We are storytellers, from fantasy to factory, from statement to product” Jeroen Verhoeven

Ce conte, que préconise Jeroen Verhoeven avec tant de passion, démontre non seulement que l’improbable peut devenir l’extraordinaire, mais il met une nouvelle perspective sur la conception elle-même: ce qu’elle était, ce qu’elle est devenu, et ce qu’elle pourrait être à l’avenir.

Jeroen Verhoeven nous présente deux chefs d’œuvres à travers l’exposition THE CURIOUS IMAGE à Blain Southern, Londres, le bureau LECTORI SALUTEM (LS DESK), et la suspension VIRTUE OF BLUE.

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The work of Dutch designer Jeroen Verhoeven  combines the fantastic with the practice, function and form are transformed into mystical narrative, where the impression of being light as a feather becomes the objects we can see, touch and use especially in our lives every day.

« We are storytellers, from fantasy to factory, from statement to product » JeroenVerhoeven

This tale, advocated so passionately not only demonstrates that the improbable can become the extraordinary, but it puts a new perspective on the design itself : what it was,  became and what it could be in the future.

Jeroen Verhoeven  presents two masterpieces through the exhibition THE CURIOUS IMAGE  at Blain Southern, London, the LECTORI SALUTEM desk (LS DESK), and the VIRTUE OF BLUE chandelier.

Lectori Salutem est imprégné d’une valeur symbolique, qui traduit l’intimité de la vie personnelle de Verhoeven. Bien que manifestement une table ou un bureau, ses contours fluides, des jeux de miroirs, et ses “intestins” apparents, le font ressembler à une machine. Les angles de Lecori Salutem, révèleront aux visiteurs attentifs le profil du designer et de son acolyte Judith de Graauw.

De Graauw, Jeroen et son frère Joep ont lancé ensemble, en 2005, le studio Demakersvan basé à Rotterdam.

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Lectori Salutem is imbued with symbolic value as it conveys the intimacies of Verhoeven’s own personal life. While ostensibly a desk, its fluid contours, sets of mirrors, and his « gut » apparent, make it look like a machine. Attentive visitors will notice that silhouette portraits of Joep Verhoeven and fellow designer Judith de Graauw are cut into steel.

De Graauw, Jeroen and his brother Joep set up together Rotterdam-based studio Demakersvan in 2005.

La suspension VIRTUE OF BLUE est un mélange de rêve et de réel, elle est composée d’environ 500 papillons – fabriqués chacun individuellement.

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The VIRTUE OF BLUE chandelier is a mix of dream and reality, it is composed of about 500 butterflies – each individually manufactured.

Ce langage de l’inventivité s’étend à Virtue of Blue, un lustre ludique qui explore une économie de la lumière à travers des matériaux innovants. Propulsé par des cellules de panneaux solaires d’un bleu saphir, la pièce est intrinsèquement autonome car il absorbe l’énergie de la lumière du jour pour alimenter son propre éclairage. Les cellules ont été coupées dans en forme de quatre races différentes de papillons qui semblent flotter autour d’un bulbe central en verre soufflé en forme de flamme, leurs ailes irisées brillant dans la lumière. En réalité, les papillons physiologiquement approvisionnent leur propre corps, en utilisant leurs ailes pour absorber les rayons du soleil afin d’accroître et de maintenir leur température corporelle propre, nécessaire à leur survie.

En conséquence, la sémiotique de Virtue of Blue est très importante puisque ses formes de papillon deviennent signifiantes de la lumière auto-suffisante.

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This language of inventiveness extends to Virtue of Blue, a chandelier playfully exploring an economy of light through innovative materials. Powered by sapphire-blue solar panel cells, the piece is intrinsically self-sustaining as it absorbs the energy of daylight to fuel its own illumination. The cells have been cut into the shapes of four different breeds of butterfly which seem to flutter around a central flame-like hand-blown glass bulb, their iridescent wings glinting in the light. In reality, butterflies physiologically power their own bodies, using their wings to absorb the rays of the sun in order to increase and then sustain their own body temperatures, necessary for their survival.

Accordingly, the semiotics of Virtue of Blue are highly significant as its butterfly forms become signifiers of the light’s self-sufficiency.

Charles et Ray Eames

Charles Ormond Eames, junior, dit Charles Eames né le 17 juin 1907, décède le 21 août 1978 à Saint Louis dans Missouri, était un designer, architecte et cinéaste américain. Il a principalement travaillé avec son épouse, Ray Eames. Il est considéré comme un designer majeur du 20eme siècle car il a su faire évoluer le design vers la production de masse. En 1925, Charles Eames commence des études d’architecture à l’Université Washington à Saint Louis, mais il les interrompt deux ans plus tard. En 1929, il visite l’Europe et découvre Ludwig Mies Van Der Rohe et Le Corbusier. En 1930 il ouvre un cabinet d’architecte avec Charles Gray à Saint Louis. Durant cette période il collabore aussi avec l’architecte Eliel Saarinen. C’est avec son fils, Eero Saarinen, qu’en 1940, ils remportent le concours «Organic Design in Home Furnishings» organisé par le Museum of Modern Art à New York. Six ans plus tard, ce musée consacre sa première rétrospective sur un designer, à Charles Eames.

En 1938, sur l’invitation d’Eliel Saarinen, il vient étudier l’architecture (Architecture and Urban Planning Program) à l’Académie des Arts de Cranbrook dans le Michigan. Charles Eames y deviendra rapidement professeur de design industriel. C’est dans cette université qu’il rencontre Ray Kaiser, étudiante en peinture, qui l’assistera dans ses travaux, avant de devenir son épouse en 1941.

Le couple s’installe à Venice en Californie et réalise de nombreux décors en contreplaqué pour la MGM qui leur permet de développer des techniques de moulage et cintrage. En 1942, pendant la seconde guerre mondiale, ils sont subventionnés par la Marine Américaine pour leurs avancés techniques sur le contreplaqué. Dans ce cadre-là, ils produiront des attelles, des brancards et des fuselages de planeurs expérimentaux. À la suite de ce travail, ils créent leur société, Evans Products, afin de vendre leurs produits auprès du public, mais c’est un échec. En 1946, Herman Miller croit en eux et achète les droits de distribution de leurs créations. Trois ans plus tard, les produits Eames sont de vrais succès.

En 1949, le couple expose sa célèbre maison de Pacific Palisades à Los Angeles en Californie. Construite dans le cadre des Case study houses, elle devient une référence pour les maisons en préfabriqué. La construction en forme de parallélépipède a une structure légère qui évoque l’architecture traditionnelle japonaise.

En 1956, Charles Eames édite le fauteuil Eames Lounge Chair, qui révolutionne le siège de détente, ce sera son plus grand succès. Il est composé de coques en contreplaqué moulé dans les trois dimensions. Aujourd’hui, le Lounge Chair est toujours en production par les sociétés Vitra et  Herman Miller. Depuis son lancement, ce fauteuil s’est vendu à plus de 6 millions d’exemplaires à travers le monde.

Durant toute leur carrière, Charles et Ray s’intéressent aussi à la photographie. Ils réaliseront de nombreuses présentations multimédias, combinant images et sons ainsi qu’une cinquantaine de films éducatifs dont Pwers of Ten.

En matière de création, Charles et Ray Eames eurent comme préoccupation majeure la réalisation d’un mobilier de qualité au meilleur prix, dédié au plus grand nombre. Pendant quarante ans, Charles et Ray – son rôle fut fondamental, même si c’est son mari, époque oblige, qui fut le plus souvent cité – n’auront eu de cesse que d’inventer, d’expérimenter et de tester de nouvelles techniques de création. Si l’Europe les connaît surtout pour leur mobilier, les Etats-Unis les adulent pour leur «œuvre totale»

Chez les Eames, les enfants avaient l’habitude de grimper non sur des chevaux à bascule, mais sur des éléphants. Sur un, en particulier: le Plywood. Souvenir de leur voyage en Inde, ce pachyderme – fabriqué en 1945 et offert à Lucia, la fille de Charles – fut l’un des premiers objets en bois courbé conçus par le couple de designers américains. Cette technique de fabrication, garantissant souplesse et confort, fut justement à l’origine de leur renommée. Avec les Eames, jeu et travail n’ont jamais été des notions très distinctes. «Mon grand-père aimait dire que les jouets n’étaient pas aussi innocents qu’ils en avaient l’air et qu’ils étaient souvent précurseurs de plus grandes choses», rappelle Eames Demetrios. Le petit-fils du maître est aussi l’actuel directeur d’Eames Office, l’agence de création fondée par ses aïeux en 1941 et qui n’a jamais cessé d’exister. Pour rendre hommage à son grand-père, Charles Eames, qui aurait eu 100 ans cette année, il a décidé, avec la complicité de Rolf Fehlbaum, directeur de la société Vitra – qui édite depuis cinquante ans les créations des Eames en Europe – de produire (en série limitée) le fameux siège éléphant, resté à l’état de prototype. Un projet que Charles et Ray auraient sûrement apprécié. Eux qui étaient si en phase avec la notion de «good design», utile et accessible.

Réalisations


L’éléphant

Charles & Ray Eames, 1945

L’éléphant fait partie des animaux les plus appréciés et des plus connus. Admiré pour sa taille majestueuse et aimé pour sa bonté proverbiale, nous le rencontrons au quotidien sous forme de peluche pour enfants, de personnage de conte, ou encore d’animal héraldique. Charles et Ray Eames ont, eux aussi, succombé au charme de ces pachydermes et ont créé en 1945 un éléphant jouet en contreplaqué qui n’a toutefois jamais été produit en série. Dans la version en matière synthétique, l’Eames Elephant est ainsi accessible, pour la première fois, au groupe cible pour lequel il était initialement conçu : les enfants.

Que ce soit comme jouet (y compris pour l’extérieur) ou comme objet de décoration pour une chambre d’enfant, l’animal au regard sympathique, avec ses oreilles surdimensionnées,réjouira les enfants autant que leurs parents.

Bureaux et unités de rangement

Eames unités de stockage inventifs introduit en 1950. Conçu à la fois comme lieu de stockage et de vitrine, ils sont un exemple frappant de la façon dont Charles et Ray Eames ont étendu les frontières du design pour créer une nouvelle esthétique moderne pour le bureau.

Ces unités de bureau et de stockage se complètent mutuellement, mais chacun peut fonctionner seul. Ils fournissent le stockage, l’espace de travail et d’affichage suffisants. A la maison ou au bureau, ils ont un look aussi frappant maintenant que lors de leur lancement en 1950.Pratique et idéal pour un bureau à domicile. Ils conservent leur look très moderne avec une touche de style rétro.

Le fauteuil Lounge

La première version finale du fauteuil Lounge Eames fut offerte à Billy Wildern en 1956, ami proche des Eames. Une serie de 50 exemplaires suit, destinée à être exposée. Le prix de vente était de 404 $, ce qui est assez élevé pour l’époque, mais avec tout de même plus de 100000 exemplaires qui sont écoulés en 20 ans, le succès est total. A l’origine c’est du bois de rose qui est utilisé, le fauteuil Lounge Eames avec un pied en fonte d’aluminium polie ou noir mat à 5 branches pivote sur lui même. Un repose pieds est proposé avec, il est coordonné, avec bois moulé, pieds identiques mais à 4 branches. Pour les accoudoirs, l’assise, le dossier et la têtière, il s’agit de coussins  rembourrés et recouvert de cuir.  Avec les années de nombreux revêtements et placages de bois seront proposés.

Les chaises en fibre de verre 

Dans les années 1950 Charles Eames décide d’utiliser la fibre de verre (issue des avancées technologiques de l’aéronautique durant la guerre), Eames arrive enfin à proposer un siège peu onéreux, en moulé avec ou sans accoudoirs.
Plusieurs pieds seront proposés, de la DSW, au RAR, en passant par les DSX, il en sera de même pou les couleurs variées. C’est une révolution pour l’américain moyen qui à accès a des meubles design à bas prix.

Cette histoire des chaises en plastique de Eames sera sans doute l’une des plus spectaculaires réussites en matière de Design. Les DKX et DKR profiterons des pieds des chaises Eames en plastique, mais l’assise et le dossier s’il reprennent la forme des DSR et DSX seront en fil de fer.


Chaises LCW  et DCW 

Au début des années 40, Charles et Ray Eames travaillaient avec des fines lames de bois et un compresseur à air de pompe à vélo expérimentant les techniques de mise en forme du bois. La Chaise LCW est mise en production en 1945.

Ces méthodes révolutionnaires développées par les époux Eames donnèrent naissance à toute une gamme de mobilier au design innovant comme cette magnifique et pratique chaise LCW. Confortable, pratique, magnifique.

LCW=Lounge Chair Wood

DCW=Dining Chair Wire Base

Chaise DCM

Dessinée par Charles et Ray Eames en 1945, cette chaise de salon est composée de couches de bois cintrées et vernies suivant une technique mise au point par le couple Eames à la fin des années 1940. Cette chaise est particulièrement confortable et design. Elle fait partie de la collection plywood de Charles et Ray Eames.

DCM=Dining Chair Metal


Fauteuil RAR Fibre de verre

On ne présente plus le rocking chair RAR, un des nombreux succès de Charles et Ray Eames.
Avec son assise en forme de coque et son piètement en fils d’acier, cette chaise à bascule évoque quelque chose à chaque amateur de design. Une des plus célèbres créations du couple Eames dans les années 1950.
Le fauteuil Eames RAR en fibre de verre est une chaise à bascule icônique de Charles Eames a un design élégant et résolument moderne.

L’idée de Charles et Ray Eames est de combiner une assise confortable avec différents piètements afin d’obtenir un champ d’utilisation très vaste pour leur siège,

il se glisse ainsi facilement de partout, Il convient parfaitement à l’habitat, mais aussi aux cafés, bureaux, espaces d’attente ou salles de formation.

Confort et effet garantie!

Eames « RAR » = Rocking Armchair Rod Base

Chaises DKR et DKX

Avec la chaise DKR, Charles et Ray Eames déclinent le thème de la coque en alliant transparence et légèreté à une haute technicité.

Pour la chaise Eames DKR, en guise de coque, ils utilisèrent une résille en fils d’acier, affinant ainsi le matériau. L’espacement important des fils confère à cette chaise légèreté et transparence, lui donnant l’aspect d’un dessin tri-dimensionnel en métal. Assise et piètement en version chromée.

DKR = Dining Height K-Wire Shell
DKX = Dining Height X base

LA chaise Eames

Crée par Charles et Ray Eames en 1948 pour le concours du Museum of Modern Art de New-York, cette chaise est l’une des icônes du Design Organique (le siège organique, par ses formes enveloppantes, marque le passage de l’assise de représentation à l’assise de confort, et du maintien du corps au corps maintenu). C’est la sculpture « Floating Figure » de Gaston Lachaise qui a inspiré cette chaise en coque de fibre de verre blanche dans laquelle les positions d’assise sont multiples. Les pieds chromés s’appuient sur un croisillon de piètement en chêne naturel.

Tabourets pions

Créés dans le cadre du réaménagement des halls d’entrée du Rockefeller Center à New York confié à Charles & Ray Eames par la société Time Inc, ces tabourets se déclinent en trois modèles (A – B – C). Chacun d’eux est identifiable à la forme particulière de son piètement.

Elliptical Table « ETR »

Avec sa silhouette elliptique élégante, cette table basse a rapidement été surnommée « Surfboard Table » (planche de surf) en raison de sa forme. Elle offre une multitude d’utilisations possibles. Avec ses deux piètements chromés, déjà utilisés pour la « Occasional Table », elle reprend un thème décliné à l’infini par les Eames : les fils d’acier courbés et soudés pour former une structure stable. Elle est donc composée d’un plateau stratifié, d’un piètement en acier rond et chromé.

Tables CTM et CTW

Afin de créer ces tables simples et légères, Charles et Ray Eames utilisèrent la même technique révolutionnaire qui permit l’invention de toute la gamme plywood. Ce sont des tables rondes, très sobres composées d’un plateau rond en bois stratifié légèrement incurvé sur les bords et de quatre pieds filiformes en tube d’acier pour la version métal.

CTM=Coffee Table Metal

CTW=Coffee table Wood

Canapé Compact, 1954

Avec le Sofa Compact, Charles et Ray Eames ont élaboré jusqu’à la fabrication en série une œuvre uniquement conçue à l’origine pour meubler leur propre maison en Californie. Le dossier exceptionnellement haut, composé de deux bandes horizontales confère au canapé un profil intéressant qui se démarque nettement du caractère massif des canapés traditionnels. Rabattable, le canapé est aisé à transporter.

SOFT PAD CHAISE ES 106 

La Soft Pad Chaise a été conçue en 1968. Cette chaise longue légèrement ondulée invite à de courts moments de détente, au bureau comme à la maison. Six coussins reliés par des fermetures éclair sont fixés au cadre en aluminium, deux autres coussins mobiles viennent parfaire son confort.